Français
5e langue la plus parlée dans le monde (300 millions de personnes).
Prononciation
6 voyelles : a, e, i, o, u, y.
20 consonnes : b, c, d, f, g, h, j, k, l, m, n, p, q, r, s, t, v, w, x, z.
Phonème
C'est la plus petite unité sonore distinctive permettant de différencier les mots les uns des autres.
Paire minimale : deux mots (donc sens différents) qui n'ont qu'un seul phonème de différence. On peut s'en servir comme d'un outil pour identifier les phonèmes. Ex : pain/bain ; chat/rat ; vie/vue ; En changeant un seul son on obtient 2 mots différents ce qui prouve que ces sons sont des phonèmes.
Le tableau ci-dessous illustre tous les phonèmes, les paires minimales y sont en gras :
Concept avancé : pour enseigner le français on peut simplifier en disant un phonème=un son, mais ce n'est pas vrai en linguistique. En effet, si le son varie mais qu'on reconnaît qu'il s'agit du même mot, alors c'est le même phonème (ils sont dits "allophones").
Liste des phonèmes
Le phonème est associé à un son de référence mais est abstrait. Si on prononce rat avec un "r" roulé à l'espagnol ou rat sans rouler le r et que notre cerveau comprend que c'est un rat dans les 2 cas, alors c'est le même phonème.
Attention à ne pas confondre la
phonologie (le système abstrait) et la
phonétique. Un locuteur pourra s'éloigner des sons de référence pour dire un mot et ce sera quand même le même phonème (mais pas le même son !) qu'un locuteur qui serait parfaitement sur les sons de référence. Un phonème peut donc avoir plusieurs prononciations à condition que cela ne change pas le sens.
En anglais remplacer /d/ par /ð/ changerait le sens ("dare"/"there"), donc ce serait 2 phonèmes, mais en français [d] ou [ð] ne poserait pas de problème pour reconnaître un mot ("dormir" peut être prononcé et reconnu avec les 2, même si le 2e est "bizarre").
Les phonèmes (donc abstraits) sont notés avec des barres obliques en linguistique et les sons (donc concrets) avec des crochets mais...
pour les prof de français on simplifie souvent et on mélange un peu phonème et son concret. Phonologique = /, Phonétique=[]
36 phonèmes en français.
Analogie : le contenu d'un seau pourrait être /rouge/ mais [#ff0000] ou [#ff2929]
lieux d’articulation ou
points d'articulation : zones du corps permettant de produire un phonème. L'air une fois sorti des poumons passe par ces zones : les cordes vocales (pour être exact c'est surtout "la source du voisement" en français mais peut être considéré comme une zone d'articulation pour les sons glottaux comme l'exclamation "ah !"), le voile du palais, le nez, la bouche, la langue, les dents et les lèvres. Concerne les consonnes ET les voyelles.
16 phonèmes vocaliques
Produits sans obstruction du flux d'air, avec vibration des cordes vocales. Les lèvres (étirées [i] ou projetés en avant [o]), la bouche (très ouverte [a] ou peu -dit carrément "fermé"- [i]), la position de la langue (antériorité/postériorité -en avant [i][y][e][ɛ̃][ɛ][a][ø][ə][œ][œ̃] ou en arrière [u][o][õ][ɔ][ɑ][ɑ̃]), passage de l'air par la bouche ou le nez (
oralité/
nasalité : en [ɑ̃] ; on [ɔ̃] ; hein [ɛ̃]).
| son | écritures possibles | exemple |
|---|
| [i] | i, î, ï, y | prix, île, maïs, style |
| [e] | es, er, ez, ed, ef, et, e, é, ê, ai, ay / est | des, manger, *nez, un pied, clef, et dessin, étire, fête, je vais, payer, est |
| [ɛ] | è, ê, ei, ai, est | mère, bête, neige, faire, est (alternative) |
| [a] | a, â, à | ébat, pâtes, à |
| [ɑ] (en cours de fusion avec [a]) | a, â | pâtes, las |
| [y] | u, û, eu | butte, flûte, eu |
| [ə] | e | le, petit, samedi |
| [ø] | eu, œu | peu, un vœu, coiffeuse, œufs |
| [œ] | eu, œu, ue, œ | coiffeur, œuf, accueil, œil |
| [u] | ou, où, où | joue, goûter, où, août |
| [o] | o, ô, au, eau | salto, rose, tôt, journaux, tréteau |
| [ɔ] | o, u(m) | une porte, un aquarium |
| [ɑ̃] | an, am, aon, en, em, (i)ent | sans, chambre, paon, lent, temps, client |
| [ɛ̃] | in, im, yn, ym, un, um, ein, eim, ain, aim, (i)en, (y)en, en | matin, important, synthèse, sympa, lundi, parfum, plein, Reims, main, faim, moyen, un lycéen, un examen |
| [œ̃] (en cours de fusion avec [ɛ̃]) | un, um | brun, parfum |
| [ɔ̃] | on, om | son, nom |
Certains sites utilisent [ɔ̃] ("on" ouvert) mais en FLE [õ] est enseigné car plus proche de la réalité ("bon").
Egalement, on trouvera parfois [ã] à la place de [ɑ̃] pour « en, an, am… »
17 phonèmes consonantiques
| son | écritures possibles | exemple |
|---|
| [p] | p, pp | papa, apprendre |
| [b] | b, bb | bière, rabbin |
| [t] | t, tt, th | tir, squelette, antipathique |
| [d] | d, dd | redire, addition |
| [k] | ca, co, cu, cc, k, qu, ch | calin, course, culinaire, accueil, koala, pourquoi |
| [g] | g, ga, go, gue, gui | gros, gâteux, golf, guerre, guirlande |
| [m] | m, mm | mirage, sciemment |
| [n] | n, nn | nouveau, annonce |
| [ɲ] | gn, ni | agneau, nier |
| [f] | f, ff, ph | café, piaffer, photo |
| [v] | v, w | voler, wagon |
| [ʃ] | ch, sch | chat, schéma |
| [ʒ] | j, gi, gy, ge, gea, geo | journée, imaginer, gymnastique, manger, mangeant, mangeons |
| [s] | s, ss, sc, ç, ci, cy, ce, ti, x | sourire, penser, coussin, science, ça, citron, cygne, celle, patient, dix |
| [z] | z, s | zoulou, bisou |
| [R] | r, rr, rh | rigoler, prendre, terre, rhume |
| [l] | l, ll | la, elle, Lille, aimable |
Phonèmes occlusif (càd aucun air ne sort de la bouche -mais peut sortir du nez pour les 3 dernières) dits aussi
explosif : [p, b, t, d, k, g, m, n, ɲ]
Phonèmes constrictifs (ou continus) : [f, v, ʃ, ʒ, s, z, R, l]
[ʁ] désigne le r français, [R] ou [r] sont des "r" roulés. Mais par facilité, les cours de phonétiques utilisent [R] à la place du [ʁ].
alvéoles : en phonétique, désigne la zone de la gencive juste derrière les incisives supérieures.
A "l'avant de la bouche" :
[p, b, m] : lèvres se touchent et se séparent (bilabiales) ;
[f, v] : dents supérieures sur lèvre inférieure (labio-dentales) ;
[s, z] : pointe de la langue contre les dents du bas (ce qui fait que la langue se rapproche des alvéoles sans les toucher et laisse passer l'air). Consonne alvéolaire / sifflante ;
En "haut de la bouche" :
[t, d, n] : pointe de la langue contre dents supérieures (apico-dentales) ;
[l] : langue sur le palais juste derrière les dents supérieures (sur les alvéoles). L'air passe sur les côtés de la langue (donc considéré comme "continu"). Consonne apico-alvéolaire latérale ;
[ʃ, ʒ, ɲ] ("chut, je, agneau") : pointe de la langue levée vers l'avant du palais (palato-alvéolaires / chuintantes pour [ʃ] et [ʒ] et occlusive nasale dorso-palatale pour ɲ).
[k, g] : dos de la langue contre le milieu du palais mou, le voile du palais (occlusives vélaires) ;
A "l'arrière de la bouche" :
[R] : dos de la langue se rapproche de la luette , encore plus en arrière que [k]. Consonne uvulaire ;
Consonne sonore / sourde / nasales
Fait vibrer la gorge, on peut le voir simplement en posant la main sur notre gorge et disant "ssssssss" ou "zzzzzzzz". [z] fait vibrer les cordes vocales.
*Consonnes sonores : [v] ; [z] ; [d] ; [b] ; [ʒ] ; [g] ; [m], [n], [ɲ], [ʁ], [l] sont des consonnes sonores.
*Consonnes sourdes (ne font pas vibrer) : [f] ; [s] ; [t] ; [p] ; [ʃ] ; [k]
Présenté autrement, en gras les sonores :
explosives :
/b/ ~ /p/ : bas ~ pas ;
/d/ ~ /t/ : doux ~ toux ;
/g/ ~ /k/ : gars ~ cas.
fricatives :
/v/ ~ /f/ : vin ~ fin ;
/z/ ~ /s/ : baiser ~ baisser ;
/ʒ/ ~ /ʃ/ : bouge ~ bouche.
nasales (considérées comme sonores) :
/m/ ; /n/ ; /ɲ/ : ma ~ non ~ gnon ;
Liquides (sonores) :
/l/,
/R/ : lapin ~ roux ;
3 phonèmes "semi-consonnes" (ou "semi-voyelles")
Associent un phonème vocalique à celle d'un phonème consonantique avec un bruit de friction typique des consonnes constrictives (ou continues). Elles sont toutes sonores.
Exemple : chien \ʃjɛ̃\, puits \pɥi\, bois \bwɑ\
| son | écritures possibles | exemple |
|---|
| [ɥ] | u+une voyelle | lui, mua, muette, huit |
| [w] | ou+une voyelle, oi, oy, w | oui, ouate, nettoie, nettoyer, web |
| [j] | i, y+une voyelle, il, ill | ciel, piano, yoga, envoyer, seuil, feuille |
[ɥ, w] : lèvres avancées, arrondies.
[j] : lèvres étirées.
[j,ɥ] : pointe de la langue collée aux dents du bas (les bords de la langue se soulèvent pour j).
[w] : langue vers l'arrière.
Morphème
Plus petite unité portant un sens, exemple : "tristement" est composé de 2 morphèmes triste + ment .
Syllabe
Contient un et un seul phonème vocalique et peut contenir plusieurs consonantiques, exemple "lit", "marbre", "blé" n'ont qu'une seule voyelle. S'il y a plusieurs phonèmes vocaliques, il y a plusieurs syllabes : "créer".
Le français est une langue vocalique, avec les voyelles qu'on doit bien entendre (contrairement au géorgien, polonais, ou l'abkhaze -seulement 2 voyelles !).
"chien" n'a qu'une seule syllabe car un seul phonème vocalique : \ʃjɛ̃\
Syllabes simple : Un seul phonème vocalique précédé d'un phonème consonantique. dos [do], mis [mi]
Syllabes complexes : Quand le phonème vocalique est entouré de plusieurs phonèmes consonantiques : stricte [stʁikt], tracte \tʁakt\
Syllabes ouverte : Le phonème vocalique termine la syllabe (75% des syllabes sont ouvertes en français - en anglais c'est l'inverse). Ex: main \mɛ̃\, paix \pɛ\
Syllabes fermées : Un phonème consonantique ou semi-consonantique vient après le vocalique. Ex: mince \mɛ̃s\, perle \pɛʁl\, paille /paj/.
En générale la langue français essaie d'alterner morphème consonantique (C) et vocalique (V), donc la syllabation de base du français est CV-CV-CV.... c'est pour ça qu'on aura : "mon école" (et pas ma école).
Séparation des syllabes
On essaie d'avoir cette alternance CV au moins dans la syllabe.
1) La consonne (ou semi-consonne) se lie à la voyelle qui suit.
2) 2 consonnes sont coupées au milieu :
-pactiser \paktize\ pac-ti-ser CVC-CV-CV
-armée \arme\ ar-mée VC-CV
-anecdote \anɛkdɔt\ a-nec-dote
3) Sauf si la consonne est suivie de L ou R, là on ne sépare pas les 2 consonnes :
-ambré \ɑ̃.bʁe\ am-bré V-CCV
-doubler \du.ble\ dou-bler CV-VVC
4) ...sauf si la consonne suivante est aussi R ou L, là on retombe sur la première règle :
-parler \parle\ CVC-CV
-il rit \il - ri\ CV-VC
4) S'il y a plus de 2 phonèmes consonantiques au début, on ne les sépare pas : spa-cieux (et pas s-pa-cieux).
5) Si on est pas au début et qu'il y a un groupe de plus de 2 phonèmes consonantiques, on coupe avant le s :
-abstention \ap.stɑ̃.sjɔ̃\ ab-sten-tion ("pst" est un groupe de 3 le p est en premier, on a coupé avant le s)
extraordinaire \ɛkstRaɔRdinɛR\ ɛk - stRa - ɔR - di - nɛR] (kst, on coupe avant le s)
6) ...sauf si le s est en premier du groupe :
-estragon \ɛs.tʁa.ɡɔ̃\ es-tra-gon (le s est en premier du groupe "str", on coupe juste après)
-construction \kɔ̃s - tryk - sjɔ̃\ cons-truc-tion (le s est aussi en premier, également du groupe "str", on coupe après)
Ces règles de syllabation sont importantes pour les apprenants mais on ne va pas leur donner directement comme ça (mais avec des jeux, des gestes, pour donner du rythme.
Par exemple "escalier" es-ca-lier ne doit pas devenir e-sca-li-er.
Hiatus : Quand deux voyelles se suivent : j'ai été, bouée.
élision : suppression de "
e" ou "
a" (uniquement pour "la" et "ça") ou encore "
i" (uniquement pour "si"+il/ils) voire même "
u" (familier "t'as") à la fin d’un mot quand le suivant commence par une voyelle (ou un h muet). Marqué par une apostrophe à l'écrit ("j'aime", "s'ils", ). Interdite devant un "h aspiré".
Schéma rythmico-mélodique
Concerne l'accent, le rythme, le ton, le débit et l'intonation, la pause, l'allongement de certaines syllabes... Les phonèmes sont au niveau segmental, ici on est au niveau suprasegmental, c'est ce qui enveloppe les phonèmes.
Groupe rythmique
Découpage grammatical et sémantique d'une phrase, chaque section représentant une idée, à condition qu'elle ne soit pas trop longue.
Le découpage est donc dépendant du sens, de la syntaxe (groupe nominal sujet / groupe verbal / groupe prépositionnel / subordonnée conjonctive, relative...) et de la longueur.
Exemples :
"je suis Jonathan / je suis français / et toi /"
"salut / moi / c'est Louis"
Chaque groupe se prononce comme un seul mot phonétique mais il y a une élongation de la dernière syllabe et peut y avoir une pause entre les groupes ([ʒəsɥifʁɑ̃sɛ] [etwa]). C'est entre ces groupes qu'on peut si besoin
prendre sa respiration. En français le découpage entre ces groupes est plus important que celui entre les mots. Les mots vont en effet être liés ensemble.
groupe de souffle : un ensemble de groupe rythmique, souvent la phrase entière. Appelé ainsi car on peut les dire en un seul souffle.
Un message oral est composé de groupes qui constituent une unité de sens complète, autonome.
Certaines personnes qui parlent vite peuvent ne pas respecter ça et la façon de grouper dépend de l'information qu'on veut faire passer donc ce n'est pas une science exacte.
Parfois, le complément est de l'autre côté du groupe rythmique, c'est OK : "J'ai bien envie / de manger maintenant."
On peut aussi séparer le sujet s'il est assez long : "l'ensemble de ma famille / a envie / de manger maintenant".
On ne sépare pas l'adverbe du verbe sauf si l'adverbe est très long et éloigné du verbe ("Heureusement il fait beau").
Généralement un groupe rythmique fait minimum 2 maximum 9 syllabes.
Pour les débutants en français, mieux vaut faire des petits groupes rythmiques.
Accentuation
L'accentuation (=l'accent tonique) en français consiste à allonger une syllabe. Il peut aussi y avoir une légère intensité supérieure sur le mot mais c'est presque anecdotique comparé à d'autres langues.
L'accentuation est sur la
dernière syllabe du groupe rythmique (et plus précisément la consonne). Elle n'est pas toujours sur le même mot.
Dans "un jean vert", le mot "vert" sera plus long que dans "un jean vert caca d'oie". Pareil pour "des chaussures" / "des chaussures noires", le mot chaussure sera prononcé plus longuement.
Cela pose des difficultés pour les apprenants car dans beaucoup de langues l'accent a toujours la même place sur un mot et cela permet de mieux l'identifier.
accent expressif : pour indiquer une insistance, se place en généralement sur le début du mot auquel on veut donner de l'importance ("c'est EXCellent !").
rythme
En français il n'y a
pas de rupture de rythme : la longueur et l'intensité de chaque syllabe doit être constante, sauf, comme vu avant, l'accentuation, donc le ralentissement, de la dernière syllabe du groupe de mots.
Les autres syllabes ont la même durée (isosyllabisme).
Intonation
Permet notamment de distinguer une phrase interrogative d'une déclarative.
3 critères :
-la hauteur (haut=aigüe, bas=grave)
-la courbe intonative (voix montante, uniforme ou descendante)
-l'intensité (forte -quand on crie, ou faible -quand on chuchote).
Dans une phrase la voix monte progressivement dans chaque groupe rythmique puis descend dans le dernier groupe rythmique.
Un peu comme ça :
neutre puis on monte : Aujourd'hui
neutre puis on monte : nous allons rencontrer
neutre puis on descend : un petit animal.
Si on veut
laisser une phrase inachevée, par exemple une énumération qui n'est pas complète, on ne baisse pas la hauteur dans le dernier groupe ("nous avons vu plein d'animaux : un chat, un chien, un lézard...").
Si on donne une précision au milieu de la phrase, le dernier groupe rythmique baissera : "Aujourd'hui, et nous en avions bien besoin
pour nous aérer, nous avons été visiter un charmant petit château", autre exemple : "la mère,
heureuse, courut à la fenêtre."
Interrogation
Avec une question ouverte avec le mot interrogatif (qui, que, quoi, où, comment, pourquoi...) au début, les règles précédentes s'appliquent.
"Où étudies-tu ?"
Pour une question fermée, la hauteur monte dans tous les groupes rythmique.:
-"Tu étudies à Paris ?" On ne monte que sur la fin, juste avant le "?".
-"Tu étudies ? A Paris ?" On monte 2 fois, juste avant le "?".
-"Tu étudies où ?" C'est une question ouverte mais le "où" est à la fin, on monte.
Question ouverte (on ne monte pas) puis question fermée (oui/non) : "Où étudies-tu ? A Paris ?"
Phrase exclamative
Fonctionne comme une phrase normale, càd "la voix monte progressivement dans chaque groupe rythmique puis descend dans le dernier groupe rythmique" sauf qu'on exagère beaucoup plus les montées et descente.
Francophonie
Ensemble de pays et communautés partageant la langue française (sans qu'elle soit officielle) et des valeurs culturelles et liens historiques vis à vis de cette langue.
Organisation internationale de la francophonie :
-siège à Paris.
-88 états et 27 pays observateurs/partenaires.
-missions :
--promouvoir la langue française et la diversité culturelle francophone ;
--promouvoir la paix, démocratie et droits de l'homme ;
--appui à l'éducation ;
--développement de la coopération économique au service du développement durable.
--cherche à renforcer les échanges culturels et universitaires ;
Ministère de la culture : chargé de la politique culturelle de la France, mission de soutien et promotion de la diversité culturelle en France, d'encouragement de la diffusion des oeuvres et artistes francophones, de la traduction d'oeuvres en français et de coopération culturelle internationale.
Institut français : pour l'action culturelle hors de France, établissement public national sous tutelle ministère de la culture+affaires étrangère. Les instituts dépendent directement des ambassades. Doivent s'autofinancer autant que possible mais reçoivent des dotations de leur ministère. 96 instituts et 135 antennes (une antenne peut être dans le même pays qu'un institut). N'ont pas forcément de locaux propres, peuvent être à l'ambassade. Ne sont pas forcément dans tous les pays.
Missions (plus ou moins selon la taille de l'institut) :
-promotion de la langue et culture française dans le monde ;
-mise à disposition de ressource en français (bibliothèque/médiathèque, plateforme IFcinéma, culturethèque) ;
-soutien de la mobilité internationale pour favoriser la rencontre de la culture française avec celles d'autres pays ;
-programmation et action culturelle, organisation d'évènement, soutient à la production ;
-enseignement du français (plateforme IFprof).
-coopération scientifique et universitaire ;
Acteurs (selon la taille de l'institut) : Directeur des cours, directeur/responsable des examens, attaché de coopération pour le français (organise des formations pour les profs de FLE), agent de la bibliothèque.
France Education International : institution publique sous tutelle du ministère de l'éducation, chargée de promouvoir l'enseignement du français ou en langue française, forme les enseignants de français, organise les examens de FLE, propose services de conseil/expertise, assistance technique pour l'éducation notamment pour les pays en voie de développement. N'enseigne pas directement !
Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) : administration sous tutelle du ministère de la culture, pour la promotion/défense du français et des langues régionales et l'élaboration des politiques publiques pour la promotion et diffusion du français.
Mission laïque française : association créée par Pierre Deschamps en 1902 qui a pour objet la diffusion de la langue et de la culture françaises dans le monde, par un enseignement laïque, plurilingue et interculturel, scolarisant plus de 60 000 élèves dans 38 pays.
Autres acteurs : associations locales de professeur de français, Fédération internationale des professeurs de français (fipf).
Alliances Françaises
Réseau d'associations locales pour la promotion de la diffusion de la langue/culture française en France et à l'étranger. Association libre d'hommes et de femmes libres. Fonctionnent comme des franchises, généralement nées d'initiatives locales, doivent s'auto financer. Cet ancrage territorial, local, est une grande force. Fondé en 1945, 832 alliances dans 131 pays, 14 100 collaborateurs, 8000 enseignants de FLE, 490 000 apprenants, 25 000 évènements culturels, 15000 évènements organisés par an.
"Première ONG culturelle au monde"
Tisse des liens avec des acteurs privés, publics, locaux, internationaux, français, notamment l'institut français (mais en général là où il y a une alliance il n'y a pas d'institut et inversement, mais aps forcément, pas exemple Londres).
Après la défaite face aux Prusses en 1883, le 21 juillet 1883 à Paris, Pierre Foncin et Paul Cambon (Ernest Renan, Ferdinand de Lesseps, Pasteur, Jules Verne) "l'association pour la propagation de la langue française" dans les colonies et à l'étranger pour renforcer le rayonnement français à l'étranger/dans l'empire colonial. Le projet évolue vite vers un mouvement apolitique, non religieux, fondé sur le modèle associatif et l'engagement des sociétés civiles françaises et à l'étranger avec une double mission : promouvoir et diffuser la langue française et les cultures francophones voire même la culture locale
Fondation des Alliances Françaises : créé en 2007, là pour assurer la cohésion du réseau et favoriser l'émergence d'une communauté plus solidaire, plus participative et plus dynamique. 2 missions principales :
-l'animation du réseau (elle recueille, traite et met en forme les données pour valoriser le réseau) ;
-->apport d'expertise et conseil sur le volet administratif et financier ;
-->favoriser la mise en oeuvre d'action de mutualisation (créer une émulation, favoriser le partage des expérience, pratiques, projets ressources...) ;
-->peut organiser des concours (DEFI interalliance -quiz en lignes/sur la langue) ;
-->organise des rencontres régulières à l'échelle régionale ou internationale (congrès mondial des alliances françaises).
-Régulation : gestion du label "alliance française", vérification de la bonne gouvernance, bonne gestion et des cadres communs structurant le mouvement.
Les alliances française ont des missions communes, définies par la fondation mais sont aussi très indépendantes. Elles visent l'excellence. Ce sont également des laboratoires, elles inventent des nouvelles façons d'enseigner. Les alliances françaises de France apportent leurs expertises à celles de l'étranger.
Français
Vocabulaire
accroire : Faire croire un truc faux à quelqu'un.
adamites : religieux nus et végétariens pour faire comme Adam.
alacrité : Vivacité et enjouement. "Même après son divorce, il a pu conserver son alacrité."
anadyomène : qui sort de l'eau. "J'aime regarder Pamela Anderson anadyomène dans sa fameuse série au maillot rouge."
anapodictique : une démonstration évidente ("ou il fait jour ou il fait nuit, or il fait jour, donc il ne fait pas nuit").
antienne : refrain liturgique, souvent utilisé pour désigner des paroles répétées sans arrêt (rengaine).
apagogie : raisonnement par l'absurde, on montre que quelque chose est vrai en montrant l'absurdité de l'opposé.
aporie : difficulté logique insoluble. noeud gordien = pseudo-aporie trouvant une résolution brutale.
apposition : un groupe de mot qualifiant un groupe nominal tout entier. "
Généreuse, la vendeuse a ajouté des bonbons." Attention à ne pas confondre avec le vocatif : "
Monsieur, vous pouvez entrer".
atermoiement : retarder une action, gagner du temps, synonyme de tergiversation, ajournement, temporisation, procrastination, délai.
Autotélique : "Qui n’est entrepris pour d’autre but qu'elle-même"
avunculaire : Qui a rapport à un oncle ou à une tante.
baratter : battre la crème pour la transformer en lait (dans une "baratte"), battre un liquide, ou au figuré, parfois, "s'exciter en vain".
capirote : La capuche genre Ku Klux Klan.
coruscation : Éclat lumineux vif et passager. La coruscation d'un météore.
contronyme : un mot qui veut dire à la fois quelque chose et son contraire (apprendre, plus, louer...).
cynégétique : qui se rapporte à la chasse.
duègne : Femme âgée chargée de veiller sur la conduite d'une jeune fille ou d'une jeune femme. "Elle ne devrait pas sortir sans sa duègne."
dolent : Qui se sent malheureux et cherche à se faire plaindre.
guigner : Regarder à la dérobée. Guigner le jeu du voisin.
difficultueux : Qui cause des difficultés, est enclin à les faire naître.
dilection : Amour pur et spirituel pour quelqu'un/quelque chose.
entéléchie : parfait accomplissement de l'être.
épigone : imitateur sans originalité, successeur.
érostratisme : association de malignité, d'amoralité et de vanité chez les débiles (moraux, et parfois intellectuels), dont les actes criminels seraient sous-tendus par la recherche de l'immortalité, de la célébrité éternelle.
eschatologie : étude de la fin du monde.
gnose : accession à une connaissance des choses, notamment divines, particulièrement via l'ésotérisme.
hapax : forme raccourcie et désormais usuelle d'hapax legomenon, un mot qui n'a qu'une seule occurrence dans un corpus donné.
ligne de désir : chemins qui se forme naturellement dans l'herbe à force que les gens y marchent.
impéritie : défaut de compétence dans la profession que l'on exerce.
idiosyncrasie : manière d'être, ensemble des habitudes d'un individu (ou d'une chose, d'un pays etc), ce qui la distingue des autres.
manicheisme : simplificaion excessive notamment sur la question du bien et du mal mais à la base tentative de mélanger le judaïsme, du bouddhisme, du brahmanisme et du christianisme.
orchidoclaste : qui casse les couilles.
ostensif : définir quelque chose en le montrant, souvent en le pointant du doigt (pratique pour expliquer les couleurs, un mouvement etc).
palinodie : refuter quelque chose qu'on vient juste de soutenir. Par exemple texte argumentatif en faveur de X où dans la conclusion on réfute toute notre argumentation.
panégyrique : louange, éloge de quelque chose. "J’ai même vu un livre quiportait pour titre : l’Éloge du sel, où le savant auteur exagérait les merveilleusesqualités du sel et les grands services qu’il rend à l’homme. En un mot, tu ne ver-ras presque rien qui n’ait eu son panégyrique. " - Le Banquet (Platon).
Pare-battage : Les bouées bizarres en petit boudin dans les bateaux. Ca se met entre la coque du bateau et le quai.
paternien : religieux qui disaient que la chair est l'oeuvre du démon et donc et donc forniquaient, se baffraient etc.
pelagique : relatif à la mer/haute mer.
Péricope : bout de texte significatif.
phare : vient du Phare d'Alexandrie qui s'appelle Phare à la base car il est sur l'île de Pharos.
plénipotentiaire : Agent diplomatique qui a pleins pouvoirs pour l'accomplissement d'une mission.
prétérition : ou paralipse, figure de style quand on parle de quelque chose dont on ne dit pas qu'on en parle ("je ne vais pas parler de sa cuisine infecte").
psittacisme : répêter bêteùent comme un perroquet sans comprendre.
senestre : main gauche. "Carré dans la cathèdre de la salle des États, il appuie sa tête sur sa senestre, et suit d’un œil éteint la polémique qui agite les grands serviteurs du royaume." (Jaworsky)
sérier : classer en série.
stigmergie : un ensemble d'actions individuelles qui aboutissent à une oeuvre. " Les individus, par stigmergie, font émerger des lignes de désir."
suborner : corrompre "Il ne pu suborner la jeune fille car sa duègne l'accompagnait. Ce qui enleva de l'alacrité au jeune homme."
syzygie : quand 3 objets célestes qui se tournent autour forment une ligne.
velléité : intention qui n'est pas suivie d'effet.